Larkham, la référence

Australie
mardi 24 mars 2009
par  Stango
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Plus de dix ans après ses débuts internationaux, Stephen Larkham reste une référence au poste très exigeant d’ouvreur. Joueur atypique, c’est un maître à jouer d’exception, capable de coups de génie à tout moment.

Lorsque l’on demande à Bernard Laporte quelle est sa référence au poste d’ouvreur, il cite sans hésiter Stephen Larkham. Lui qui cherche depuis sa prise de fonction le joueur idéal pour enfiler le numéro 10 rêve d’avoir dans ses rangs le chef d’orchestre des Wallabies, joueur atypique et nonchalant, absolument génial dans sa vision du jeu et ses choix tactiques. Avec ses 94 capes, Larkham guide l’Australie depuis plus de dix ans et son rôle dans le titre mondial de 1999 a été déterminant. En demi-finale, contre l’Afrique du Sud, alors que les deux équipes disputent une prolongation (21-21 à la fin du temps règlementaire), il claque un drop de plus de 50 mètres pour donner l’avantage aux siens (victoire finale 27-21). La marque des grands joueurs est d’être décisif dans les grands matches, et Larkham fait partie de ceux là. Coiffé de son casque et d’un gabarit plutôt léger, le joueur ne fait pourtant pas forte impression.

Avec sa démarche dégingandée et chaloupée, il semble même lent et prévisible. Et pourtant, il parvient toujours à trouver la faille dans les défenses adverses, à faire jouer ses coéquipiers, à acculer l’adversaire par son jeu au pied. Larkham, c’est aussi une charnière de légende avec George Gregan, associée à 70 reprises sous le maillot or des Wallabies. Débarrassé de la pression du buteur, laissée à Stirling Mortlock ou Matt Giteau, il peut se concentrer sur son jeu et laisser libre court à son imagination et ses envies pour diriger le jeu australien. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il prenait sa retraite internationale après la Coupe du monde. Il devrait alors s’exiler au Japon pour monnayer son talent dans un championnat moins exigeant pour son vieux corps. D’ici là, la réussite des Wallabies en France passe forcément par un Larkham à cent pour cent.


Par Aymeric MARCHAL (L’équipe.fr)


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